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Tome cinquième.
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de la ftatue eft plus longue que ne le permet l’exaélcproportion.

Je puis répondre que la première de ces affertionscritiques n’eft pas vraie d’après l’autorité d’un forthabile l’culpteur de cette académie (l’académie royalede Londres ) qui a copié cette ftatue, & qui, parcon-lequent, l’a examinée & mefurée avec beaucoup defoin.

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Pour réfuter la fécondé affertion , il faut fe rappellerqu’Àpollon eft repréfenté ici comme exerçant une defes qualités particulières, la vélocité, & que, parcon-fëquent, l’artifte lui a donné les proportions les pluspropres à faire naître l’idée de ce cara&ère. 11 n’y adonc pas plus d’incorre&ion dans ces formes fveltes,qu’il n’y en a dans les mufcles fortement prononcésde l’Hercule , qui fervent à lui donner le caraélèfe dela vigueur.

La fuppofition qu’on peut produire la grâce par l’in-correflion , eft un poilbn pour l’efprit du jeune artifte ,& peur le porter à négliger ce qui eft eflentiel à fonart, la pureté du deftin, pour s’attacher à un phan-tôme qui n’a d’exiftence que dans l’imagination déré-glée de ceux qui prétendent trouver partout de l’idéal& du fur-humain.

Je ne puis quitter la ftatue d’Apollon fans vouscommuniquer une reflexion qu’elle m’a fuggérée. Onfuppofe que ce dieu eft repréfenté au moment qu’ilvient de décocher une flèche contre le ferpent J’ython,& que la tête, un peu tournée vers l’épaule, droite,indique qu’il eft: attentif à l’effet qu’elle produit. Ceque je veux remarquer ici, c’cft la différence qu’on