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cheveux de cette tête voltigent en tous fens, enforteque l'on ne peut, du premier coup-d’œil, rcconnoîtrcquel eft l’objet que l’on voit , ni démêler le vifageentre toutes ces boucles volantes , parce que toutétant de la même couleur & de la même folidité, toutfe détache avec la même force.
Cette même confufion embartaffante qui reluire icides cheveux, eft également produite par les draperiesvolantes, puilque l’œil doit, par la même raifon, lesconfondre inévitablement avec les formes principalesdo la figure, fi même ces malles de pierre , qui ont laprétention d’imiter des draperies, ne l’empêchent pasabfolumenr de démêler les formes, julqu’à ce qu’ilfoit à portée d’examiner l’ouvrage en détail , & deféparer , avec une lotte d’effort, tout ce qui y eft con-fondu.
Il eft une règle .générale, également vraie dans lesdeux arts; c’eft que , du premier coup-d’œil, on doitdifeerner, d’une manière claire & diftinéle , & fansle moindre embarras , les formes & l’attitude d’unefigure. G’eft à quoi le peintre parvient ailcment, enéteignant certaines parties du fond, ou en les tenantaftet obfcures, pour les empêcher de fe mêler avec lesparties principales, 8c par confdquent de leur nuire.
Le fculpteur n’a d’autre moyen d’empêcher cetteconfufion , que d’attacher immédiatement à la figure,les draperies des grandes parties, de manière que lesplis , en fuivant l’ordre de ces parties, les acculentnettement, & laîffent appercevoir la forme & l’attitudedu nud qu’elles couvrent.
Quoique la draperie de l’Apollon forme une grandemafte, &fe trouve féparée de la figure, elle ne contrarie