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Tome cinquième.
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point ce que nous venons d’établir. Cotte draperieeft totalement ifoléc, & la régularité, la (implicitede fa forme ne permettent en aucune manière de laconfondre avec la figure. Elle n’en fait pas plus partie,que ne le font un cippe, un tronc d'arbre, ou dofemblables objets que l’on voit fouvent joints auxftatues. !

Le principal objet de ces acceffoires eft de renforcerla fiat'ue & de la préferver des accidens. On croit aflezgénéralement que le manteau qui tombe du bras del’Apollon du Belvédère a la même deftinatîon ; maisl’artifte a eu une plus grande idée; celle d’éviter laféchereffe qui ferait réfultée d’un bras nud étendu danstoute fa longueur ; à quoi l’on peut ajouter l’effet déia-gréabie qu’auroit produit l’angle droit formé par le corps& le bras.

Les ftatues des Apôtres, dans l’églife de SaintJean de Latran, à Rome, me paroiflent dignes decenfure, comme offrant une imitation peu judictetifede la manière des peintres. Les draperies de ces ftatuesfont difpofécs par larges mafle-, & leur donnent, fanscontredit, une certaine grandiofité que l’ampleur 8cla quantité de l’étofte doivent néceffairemcnt produire :mais en convenant qu’elles font exécutées avec beau-coup d’efprit, & de manière à paraître auffi légères quela matière le permet, on fent qu’il acte importable auxartiftes de faire difparoître totalement la pefanteur& la folidité de la pierre.

Quoiqu’il n’y ait aucun moyen d'empêcher le mauvaiseffet que les projetions de draperies mafilves des ftatuesdoivent toujours produire dans les ouvrages de ron"*e-boffe, il. n’en eft pas de même de ceux en bas-relief.