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IV
ans l’esquisse sommaire qui précède, de la situation aumoyen âge de l’art qui nous occupe, il ne nous a pas étépossible de jeter un coup d’œil sur les centres principauxde la production nationale aux époques qui suivirent lagrande transformation sociale provoquée par le mouvementirrésistible des Croisades. Il ne sera pas sans utilité d’enfaire ici l’examen.
Les tapisseries de Flandres et de l’Artois se maintiennentlongtemps encore au premier rang, et les tapis de hautelisse, tout ouvrés d'or et de soie et qui se fabriquent àArras, ont toujours une vogue universelle. Les inventaires des xrn e et xiv e sièclesmentionnent constamment le s draps d'Aresl , les pannî de Arest et les tapis desoie tous b alu £ à or de l’ouvraige d'Arras. De superbes spécimens de ces tapisseries figurentencore dans les collections; celles que conserve précieusement le musée de Berne,et qui furent abandonnées par Charles-le-Téméraire sur les champs de bataille deGranson et de Morat, sont également l’œuvre de fabricants Atrebates ( opéra Atreba-tica ). Il ne faut donc pas s’étonner que les Italiens, comme pour rendre hommageà ces éminents artistes, aient créé, au xiv e siècle, le mot A rappi pour désigner destapisseries de premier ordre.
Les tapissiers d’Arras tiraient d’Angleterre la laine dont ils faisaient usagepour les draps et les tapisseries de haute lisse. Edouard III s’était engagé par un