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LA RENAISSANCE EN FRANCE.
Maintenant dirons-nous que si le corps de bâtiment placé du côté de Rentrée,et disparu en 1810 1 , ressemblait à celui que chacun peut voir encore de nos jours,il en était autrement de l’aile droite dont la destruction remonte au milieudu xvm e siècle 2 3 . Là, au-dessus d’un rez-de-chaussée réservé aux gens de service,
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PLAN DU CHATEAU DE FONTAINEBLEAU EN 1576.
et par conséquent assez négligé*, régnait une longue galerie que devait plus tarddécorer magnifiquement, sous les ordres du Primatice, le célèbre Nicolas dell’-Abbate 4 * . Mais, en attendant, on se contentait d’apporter un peu plus de recherchedans l’ornementation des parties supérieures, de relever les murs par de grandesmoulures circulaires en forme de disques, de faire alterner sur le toit des chemi-
1. A cette époque, le pavillon central et les deux ailes, à droite et à gauche, furent détruits et remplacés par unegrille de l’aspect le plus vulgaire.
2. Cette destruction eut lieu en juin 1744. Il faut lire dans Castellan ( Op. cit. ; p. 296-298) la lettre émue du comteAlgarotti, témoin d’un pareil acte de vandalisme.
3. Du côté de la cour, comme partout, des pilastres en briques, régulièrement espacés, ne laissaient guère entre euxqu’un espace étroit, alternativement rempli par une porte et une fenêtre. Mais, sur le jardin des Pins, il n’existait aucuneouverture et le mur était seulement coupé, de distance en distance, par de proéminents contreforts.
4. « Dopo quest’opera (la décoration de la galerie de Henri II), dit Vasari, ha dipinto nella gran galleria, pur
con i disegni dell’abate (l’abbé de Saint-Martin, c’est-à-dire le Primatice) sessanta storie délia vita e fatti d’Ulisse. »
Ces renseignements sont confirmés par les Comptes. Cf. de Laborde, la Renaissance des Arts, p. 478, 484, 489,498 et 530. On trouvera dans le père Dan ( Trésor des Merveilles, etc., p. 110-116) une description de la galeried’Ulysse dont les principales fresques ont été gravées par un élève de Rubens, Théodore Van Thulden. Consulterégalement à ce sujet : Etude sur Nicolo dell’Abbate, par M. Frédéric Reiset, 1859, p. 10-12, et Archives de l’art français,V, p. 250.