ILE-DE-FRANCE.
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nées au chiffre du roi 1 et de petites lucarnes rondes épaulées par des consoles àvolutes 2 .
Quant à la date de ces différentes constructions, elle ne semble pas trèsdifficile à établir. Si dans le devis de 1528 3 , sur lequel nous aurons longuementà revenir bientôt, il n’est pas question de la galerie d’Ulysse, appelée alorsgrande galerie ou « gallerie de la basse court », c’est que l’architecte chargéd’en diriger les travaux était tout autre. que celui du château proprementdit. On ne pouvait faire souscrire à Gilles le Breton des engagements quine le regardaient pas et la moindre confusion dans les responsabilités étaitprincipalement chose qu’il fallait éviter en pareille matière. D’ailleurs, enl’absence du compte de « maçonnerie », dont la perte est à jamais regret-table, nous avons celui des « ouvrages de charpenterie 4 » qui n’est pas moinsdécisif. Or ce dernier nous apprend que « dès le 7 e de septembre 1527 »il avait été traité avec « Nicolas Chastellet, maistre charpentier, demeurantà Paris », pour tout ce qui concerne son état, relativement à la « gallerieà jour en forme d’esquere estant au bout dudit corps d’hostel assis en labasse court de l’abbaye dudit Fontainebleau 5 et ès appuis du jardin du chasteaududit lieu, dedans lequel y a une fontaine 6 ». Quatre ans plus tard les tra-vaux étaient terminés puisque le procès-verbal de réception date du 4 mai15 31 7 , et le roi pouvait dès lors songer à réaliser ses rêves de luxe et demagnificence en faisant appel aux peintres et aux stucateurs.
Cependant nous ne voyons pas que l’on se soit mis immédiatementà l’œuvre. Avant d’entreprendre cette nouvelle décoration, il était saged’achever une autre galerie qui conduisait du vieux donjon à l’anciennechapelle des Trinitaires ou Mathurins 8 . Mais, à partir de 1540, l’effortprincipal se porta de ce côté et un nombre considérable d’artistes fut employé
1. Ces cheminées sont au nombre de quatorze sur la gravure de Du Cerceau ( Veues du logis du costé de l’estang );mais nous savons par les Comptes que cinq seulement prenaient naissance dans la galerie d’Ulysse. « Plus sera tenu,(Nicolas dell’Abbate) faire cinq tableaux sur les cinq cheminées de ladite gallerie. » La Renaissance des Arts, etc., p. 4.78.
2. Pareilles lucarnes s’expliquent par le peu d’élévation de la toiture qui ne pouvait évidemment pas dominer lepavillon d’angle, du côté de l’entrée.
3. La première publication du devis de 1528 remonte a 1850 {la Renaissance des Arts, etc., p. 34 2- 374 5 c estune des plus précieuses découvertes de M. de Laborde qui a de nouveau inséré ce document dans les Comptes des bati-ments du Roi, 1877, t. I er , p. 25-45.
4. Comptes des bâtiments du Roi, tom. I er , p. 67.
5. Le « corps d’hostel assis en la basse court » ne peut être autre que celui en prolongement de la chapelle de laTrinité, dont la reconstruction fut également décidée à cette époque. On peut voir, sur le plan, que la galerie forme, eneffet, équerre avec lui.
6. Le jardin des Pins est ici parfaitement désigné.
7. Comptes des bâtiments du Roi, loc. cit.
8. On lui donne aujourd’hui le nom de « galerie de François I er ».