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Tome I.
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ILE-DE-FRANCE.

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point 1 . Doîi nous sommes autorisé à dire que, dès cette époque, Fontainebleauprésentait à peu près la même physionomie qu’il a conservée jusqu’à nos jours 2 .

Cette proposition est vraie même pour la grotte des Pins 3 qui n’a pu évi-demment être construite après le pavillon dont elle soutient le premier étage. Lesmorceaux de grès dans lesquels sont sculptées les singulières cariatides de la façade

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GROTTE DES PINS.

tiennent, en effet, toute l’épaisseur de la muraille 4 et l’on ne peut songer un ins-tant à quelque placage postérieur. Du reste, si nous en croyons un récit qui n’estprobablement pas sans reposer sur quelque fondement, le roi d’Ecosse Jacques Y,

1. « Es deux corps d’hostels et gallerie », est-il dit dans le compte de Nicolas Chastellet (Op. cit. } p. 67) ; ces motsne peuvent s’appliquer qu’aux bâtiments dont nous parlons, puisqu’à la page précédente il est seulement fait mention destravaux à faire « en la basse court de l’abbaye, près le château dudit lieu de Fontainebleau». Quant au peu d’élévationdu prix convenu, 2,000 livres, il serait fait pour étonner si l’on ne savait que cette somme, en valeur actuelle, représente42,285 fr. 72 cent. Josse Maillard, un autre charpentier, ne reçut pas beaucoup plus (2,200 livres) a la meme date, « pourles ouvrages faits de neuf, tant en la grande gallerie estant en la grosse tour du chasteau dudit Fontainebleau et les corpsd’hostels du cloistre des religieux dudit lieu, que ès cabinets faits et édifices de neuf joignant ladite grande gallerie «.Comptes des bâtiments du Roi , p. 69. — La galerie de François I er , dont il est ici question, n a pas la longueur de celled’Ulysse, il est vrai ; mais sa toiture est infiniment plus compliquée ; il en est de même de celle des autres « corps d hostels ».

2. Si le compte de Pierre Chambiges n’est réglé qu’en 1540, on n’en saurait tirer un argument contre nous, puisquenous voyons presque à chaque page les trésoriers du roi se trouver en retard sur les sommes dues aux différents artistes ououvriers. Comme exemple il suffit de rappeler ce qui arriva à Nicolas Chastellet, dont le nom nous est désormais familier.Bien que ses «ouvrages de charpenterie » eussent été trouvés « bien et deuemeut faits » dès « le 4 0 de may 1531 », il n enfut pas moins obligé d’attendre le complément de sa créance jusqu’au « samedy 14 6 d aoust » de 1 an 1535-

3. Ainsi appelée du jardin de ce nom sur lequel était sa principale entrée.

4. « Ces morceaux de pierre forment parpaing et se lient avec la construction des murs qui n ont pas moins dequatre pieds d’épaisseur. » Castellan, Fontainebleau , études historiques , etc., p. 307.

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