ILE-DE-FRANCE.
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chevalier, seigneur de la Bourdaizière, conseillers du Roy, et par luy commis sur lefait de ses bastimens et édiffices pour tous les ouvrages de maçonnerie par luy faitset encommancez au corps d’hostel et pavillon à faire de neuf entre la basse courtde son chasteau de Fontainebleau et le cloistre de l’Abbaye, et rue Neufve, par ouon va audit chasteau* depuis l’église de ladite abbaye, en entrant dedans l’estangdudit lieu, suivant le marché de ce fait par lesdits commissaires et passé avec leditle Breton 1 . »
Évidemment, il ne peut être ici question que de la chapelle de la Trinité,seule placée ce entre la basse court du chasteau et le cloistre de l’abbaye». Ce der-nier, en effet, occupait l’angle sud-est du jardin de Diane et il était contigu à la«rue Neufve» dont le devis de 1528 précise la direction, lorsqu’il dit en parlantde la galerie de François I er : « Et en Lestage du reez de chaussée, fault ériger en cha-cun desdits deux murs, deux arceaux de pierre de taille de grès, portans parpain dela haulteur et largeur qu’il sera advisé pour le mieux pour le passage du chemin 2 . »En outre, n’avons-nous pas vu tout à l’heure que, pour désigner le côté opposéde la longue façade du château, le rédacteur des Comptes se sert de l’expression :« entre la basse court et les prez » ; ce qui est parfaitement rationnel, puisqu’à cettedate la cour de la Fontaine, entièrement ouverte au midi et à l’ouest, n’avaitencore été l’objet d’aucune espèce d’embellissement.
Quant à l’objection qui consisterait à signaler l’absence de toute désignationspéciale, elle tombe naturellement d’elle-même, puisqu’il ne s’agit pas dans la cir-constance d’un devis détaillé, mais bien d’un simple règlement de comptes, etchacun sait que ces documents sont en général d’une brièveté désespérante. Par«corps d’hostel» on désignait au xvi e siècle les constructions les plus diverses, etil n’y a pas lieu de s’étonner d’une manière de dire, vague, nous le voulons bien,si on la considère séparément, mais très précise vu le milieu où elle se trouve. Etpuis, la somme énorme touchée par Gilles le Breton 3 n’indique-t-elle pas assez lanature et l’importance des travaux exécutés durant la courte période qui s étendde 1Q7 à i)40? Tout s’explique dans notre système, tandis quautrement on nerencontre que ténèbres et obscurité.
C’est ainsi que le dernier historien de Fontainebleau, Champollion-Figeac, ausujet du grand pavillon dit «des Aumôniers», situé à 1 extrémité noid delà façade,du côté du jardin de Diane, émet la singulière appréciation suivante : « Les 01 ne-
1. La Renaissance des Arts, p. 399. — Comptes des bâtiments du Roi, t. I er , p. 12p.
2. La Renaissance des Arts, p. 368. — Comptes des bâtiments du Roi, t. I", p. 44 -
3. Environ neuf cent mille francs de notre monnaie.
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