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Tome II.
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LA RENAISSANCE EN FRANCE.

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mysticisme tant soit peu quintessencié, met en opposition la loi ancienne et la loinouvelle '. L’effort est assurément prodigieux et chaque sujet pris à part témoigned’un haut sentiment artistique. Mais l’esprit a trop de peine à se reconnaître aumilieu de scènes multipliées à l’infini ; ce vitrail pèche par manque d’unité.Aussi combien nous semble préférable une autre composition symbolique qui sevoit dans l’église de Conches! Là du moins l’action est facile à comprendre etMarie sur son char de triomphe qui débouche du Palais virginal, précédée d’unefoule compacte au milieu de laquelle on remarque non seulement les sept Vertuschrétiennes, mais encore les sept Arts libéraux, se dirige vers le Temple d’honneur,en passant devant le palais où sont réunis autour de Jessé tous les rois ses aïeux 2 .C’est la glorification de la mère de Dieu présentée d’une façon plus simpleque dans la belle verrière de Saint-Vincent de Rouen. D’où il ne s’ensuit pasque nous ayons affaire à deux maîtres différents. Tout au contraire, certainesqualités de dessin, la franchise des teintes et l’élégance de l’architecture font songerà Jean le Prince qui a bien pu, en 155}, déployer dans l’exécution de ce nouveauchef-d’œuvre son incomparable talent.

Puisque nous sommes à Conches, c’est peut-être le moment de jeter un coupd’œil sur les quatre-vingt-quatre petites compositions qui, sur six rangs, brillentaux fenêtres de l’abside. Avec une liberté dont on trouve rarement l’exemple,elles mettent en parallèle la passion du Christ et le martyre de sainte Foy, lacélèbre vierge d’Agen, Du reste, l’intérêt n’est pas là, mais bien dans la présenced’une inscription qui a été, croyons-nous, signalée pour la première fois en 18$ $ LLa voici telle que nous l’avons relevée récemment. Sur une première ligne on lit :AL DEGRE VERS HO, ce qui est nécessairement incomplet, la fin du derniermot disparaissant dans un pli du manteau de saint Louis 3 4 . De même ne sommes-nous pas bien sûr d’avoir en son entier la seconde partie de finscription tra-

1. Cf. Notice sur les vitraux de Saint-Ouen de Pont-Audemer. par M mc Philippe Lemaître, Rouen, 1853, p. 93-110.A la partie inférieure se lit la date de 1556.

2. Un grand cartouche porte en lettres gothiques l’inscription suivante, qui donne le sens de toute la composition :

4Tü noble oierge triumpijant en lui ni) carBu palais otrgtnal jusqu'au teple b’l]oncur.

3esse ire son palais a sa oeue espanbue|)our oeotr les botue rogs bot elle est beseenbue(£t leur bit : tlobles rogs noila be Biru l’anrelleGîUit tous oous ennoblit et non pas nous icelle.

3. Voir un article de Charles Lenormant dans le Journal de Rouen, n° du 16 février 1855. — Histoire de la pein-ture sur verre, etc., par Edmond Lévy, 1855-59, p. 145-147.

4. Toute la zone inférieure est occupée par une série de saints accostés d’armoiries.