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LA RENAISSANCE EN FRANCE.
pas permis d’appliquer une direction spéciale. L’influence des pays voisins estmanifeste, et ce serait poursuivre une chimère que d’essayer une revendicationcondamnée par les faits et visiblement inacceptable.
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Si l’on en croit certains historiens, Philippe de Luxembourg, qui ne se lassaitpas d'embellir sa cathédrale, aurait proposé à ses chanoines de jeter bas la vieillenef des xi e et xn e siècles pour mettre à sa place quelque construction plus en har-monie avec le chœur. Mais ceux-ci, dont la prudence redoutait de voir l’entre-prise arrêtée par la mort du prélat, avant de consentir à pareille proposition, insi-nuèrent que le dépôt préalable d’une somme d’argent assurant, en tout état decause, l’achèvement des travaux, ne serait pas inutile. Ils ne voulaient pas êtrepris au dépourvu et courir le risque de voir une lourde dépense tomber sous peu àleur charge. Seulement cette préoccupation bien légitime blessa, paraît-il, Philippede Luxembourg, qui renonça dès lors à ses projets 1 .
Reste à savoir maintenant si nous avons lieu de regretter l’échec infligé àune bonne volonté qui ne se récusait jamais. Durant la première période de sonséjour au Mans 2 3 , lorsqu’il était encore sous l’influence des artistes flamands, lefastueux cardinal n’eût probablement rien mis de bon à la place de ce que sesprédécesseurs avaient élevé. Comme tout le monde autour de lui, il admirait alorsuniquement l’architecture tourmentée du jubé, et nul doute que la sévérité deslignes et la pureté des profils ne se fussent trouvées sacrifiées à un désir immodéréde richesse. Mais, plus tard, après l’arrivée de Simon Hayeneufve et la constructionde la chapelle de l’évêché h si tout fait présumer également que, sauf pour l’élé-
1. On dit qu’il s’en consola en faisant rebâtir les deux châteaux de Touvoie et d’Yvré, aux environs du Mans.
2. Philippe de Luxembourg occupa le siège du Mans, d’abord de 1477 à 1507, puis, après la mort de son neveuFrançois de Luxembourg, de 1509 à 1519.
3. C’est-à-dire durant la période qui- s’étend de 1509 à 1519, puisque, suivant son épitaphe, Simon Hayeneufven’est venu se fixer au Mans qu’en 1500. S’il en était autrement, du reste, on ne comprendrait guère que les chanoineseussent demandé les garanties dont nous avons parlé.