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LA RENAISSANCE EN FRANCE
et à la Saintonge. Il n’y a donc pas lieu d’être surpris si nous avons attendujusqu’ici pour parler du beau château de Dampierre-sur-Boutonne. Ce retard,commandé par l’habitude prise de simplifier le plus possible les indications géo-graphiques, s’il est cause d’un dispersement fâcheux, permet en revanche derevenir sur certaines observations.
Ainsi, à Dampierre, tous les embellissements sont encore dus à une femme T ,
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CHATEAU DE DAMPIERRE
Jeanne de Vivonne, veuve, en 1545, de Claude de Clermont, seigneur du lieu 1 2 .Dans l’état actuel ils consistent en deux étages de galeries appliqués contre levieux château, du côté de la cour 3 . Les arcades, plus larges et moins hautes qu’àla Rochefoucauld, ont leurs supports renforcés par des colonnes trapues dont l’as-pect rappelle le moyen âge 4 . A dessein sans doute, la solidité l’emporte sur l’élé-
1. Voir plus haut, p. 213.
2. Le nom de Claude-Catherine de Clermont, fille de Jeanne, que l’on a voulu mettre en avant, dans ces dernierstemps ( Dampierre-sur-Boutonne. Monographie historique et archéologique.'par l’abbé Noguès; Saintes, 1883, p. 33), est abso-lument inacceptable. Cette future châtelaine de Dampierre, née en 1543, était un enfant au moment où s’achevaient lestravaux.
3. 11 y avait primitivement deux ailes en retour que reliaic un premier corps de bâtiments. Tout cela a été détruit ily a un demi-siècle.
4. L’une des colonnes a même un chapiteau tout à fait dans le goût du xn° siècle. Notons encore une particularité