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Pensées sur la tactique et la stratégique ou vrais principes de la science militaire / par de Silva
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ET STRATEGIQUE-

CHAPITRE VII.

Armement.

uelques militaires éclairés ont fend & connu V top*de nos armes j & on la sent bien généralement to ,s & les ,ou^fans la connaître. Plusieurs changemens , qu on Y r âes-à la vérité utiles, mais comme ils ne portent q t ^ on n é-

tails accessoires, & qu on n a pas donne tou , - t ables pr i n -cessaire à lobjet principal en se rapprochant p u'il

cipes, 1armement est resté dans le tond aussi ààeux qu^1était. Quel est donc cet objet principal umveríellem s

nu ou négligé? C est la juste combinaison des effets gn unavec le but de 1 ordonnance & des uianoeuvres ^ clirer p ar

mot T impulsion simultanée des rangs, qu p e

Ue gradation bien calculée de ces armes, & qu on ne peut i

procurer autrement. . u nécessité

II y a eu des Généraux , qui ayant entrevudaugmenter la force numéraire à physique, °. nt . C n tems aban-mieux faire, que de revenir aux piques depuis o g ^

données j mais cherchant des armes de longueur pstance plutôt que pour le choc, ils nont pomt envl J? *usage principal & décisif, ni par conséquent leur gra

* II parait cependant que le

Maréchal de Saxe a eu cette grada-tion en. vue , lorsqu' il a voulu ar-mer les deux premiers rangs de ses ,centuries de fusils de cinq pieds de

longueur a & l es autres de piquesde quinze pieds.

Quant aux tarisses de la Pha-lange on mobjectera peut-être , quePolybe en parle comme si elles étaienttoutes dégale longueur; car il dit ,fans faire aucune distinction, quo lafariffe fut d abord longue de seizecoudées , & ensuite de quatorze ,

après le racourcissement qu* on ju-gea à propos den faire. Il est ce-pendant sensible qu* on ne sauraitconcilier cette uniformité dans lessarisses avec T effet qu' il attribue àcelles du troisième & du quatrièmerang dans le choc. On pourrait donccroire avec fondement, qu ii y a tcidu mal entendu, & d autant queXénophon fait dire à Cyrus ; pensesvous qu une profondeur ou les armesdes derniers rangs ne peuvent attein-dre jusqu aux ennemis soit de grandeffet t Quoiqu'on objècte, il faut-

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