ET STRATEGIQUE. ^9
les-côlonnes de seconde ligne. s’enchâssent dans les intervalles dela première, & on attaque brusquement l’ennemi de front, tan-dis que le détachement embusqué derrière la Malosna traverse& attaque en flanc & de revers. Dès que la droite de P enne-mi est renversée & battue, notre gauche se formant sur le ter-rain qu’elle occupait prend en flanc les troupes qui tiennent en-core ferme, & pousse vigoureusement ses avantages, conformé-ment à notre théorie de manœuvres, jusqu’à ce que T arméeennemie íbit supposée avoir été mise entièrement en déroute. ^
Je m’arrête ici. Je ne pousserai pas plus loin les opéra-tions de cette guerre Emulée, d’autant plus qu’ il faut leur aí-fígner un terme, & qu’ on ne peut pas tout faire dans unecampagne. On mettra fuceeflivement en exécution d’année enannée celles qu’ on jugera convenables, & on les combinera dedifférentes manières relativement aux différentes natures des ter-teins. Il suffit pour le présent d’ avoir donné un exemple dufruit qu’ou doit retirer des camps d 5 instruction \ d’avoir faitvoir comment il est possible d’y apprendre la guerre fans at-tendre une pratique aveugle & tardive qui n’ opère qu’ au ha-sard ; & d’avoir prouvé que la science de la Stratégique esttoujours appuyée fur un calcul exact de terns & de distances,& sur la comparaison des forces motrices combinées avec lechoix des postes & des points d’appui, & avec la nature duterrein.
CHAPITRE E.
De la discipline .
ai P arIe la discipline dès íe commencement de cet ouvra-is’ , en le Unissant j’insiste encore su la discipline, parce queêf 6 ' fondamental, la base fur la quelle le íysteme doit
re p, -i’i en un mot tout íe genre militaire,
i, . . bss p oifcipflos, qui d’un amas d’hommes divisés parP^ion, le caractère, p intérêt, íe sentiment, forme un corps
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