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animé du inéme esprit, où règnent 1’ ordre, l’rniioft, & V uni-formité la plus parfaite. ■ ■
La discipline consiste dans une obéissance aveugle & paffi-Ve , dáns une subordination exacte -, dans le respect personnel& inviolable : qu’on doit à ses supérieurs, dans la conduite sage& honnête envers ses égaux, & dans une attention continuelleà bien remplir tous ses devoirs dans les dissérens détails de rè-gle & de service.
Les gens qui croient qu' une discipline austère abat le cou-rage , n’en ònt aucune idée, ou n’en ont que dé très-fausses.G’ est bien tout P opposé, car plus e-lle est austère , -& plus lestroupes font enflammées d'un véritable esprit martial & de toutesles vertus guerrières, de forte que les armées les plus redouta-bles ont toujours été celles où régnait la discipline la plus rigide.
On né doit point inférer delà qu' il faille traiter le soldaten esclave, comme quelques uns imbus de notions absurdes seP imaginent. En le traitant ainsi ils lui en font si bien prendreles dispositions & les sentimens, qu’ il épie fans cesse P occasiondé s’affranchir de son esclavage * . 11 faut le traiter en homme,sans dureté & fans faiblesse. Mais quel est le système qu' on doitsuivre? Je le dis en deux motS: récompenser & punir.
Ce système est bien simple: il se présente naturellement àtous les esprits ; on le propose depuis qu’ il y a des hommes aumonde ; cependant on ne le fuit guère. Ou les fautes du sol-dat restent impunies , ou on ne íàit que le punir de ses fau-tes. Mais P impunité anéantit toute discipline, & ne savoir quePìinir c’est le moyen de ss avoir jamais des hommes dignesd être récompensés. Les châtimens peuvent réprimer les vices,mais ils ne donnent jamais des vertus.
Punm° n récompenses je le répète, quoiqu’on en aitles oreilles re attues, Voilà les deux grands ressorts de la di-scipline , qm doit être bien moins sondée fur la crainte ,que fur 1 honneur , éb 1 émulation. II est nécessaire queces deux refíbrt's soient toujours tendus. Le mérite ne doit ja-
* Nul soldat n’ aimera soq me- soit à r abri de soute espece d’abus,’ il n 5 y trouvé son bien-etre , de vexations * & d’injustices.
tier $ u n ymais un bien-être tellfemènt assuré qu'il