8o DISCOURS SUR LÉTUDE
des livres classiques, sur les moyens de les recon-naître , à mesure que les observations se présen-tent, ils deviennent alors très-utiles. Leur usageest indispensable et leur choix à peu près indif-férent, parce que tous arrivent au même but pres-que par les mêmes moyens. Le système sexuel yest généralement admis , soit pour les flores parti-culières , soit pour les ouvrages généraux : lespremières nous seront long-temps suffisantes,tant que nous bornerons nos recherches aux plan-tes d’un pays déterminé ; néanmoins les secondsdevront être consultés pour acquérir au moinsune idée des plantes exotiques les plus rappro-chées de celles de notre pays, et de la richessede la végétation à la surface du globe, par l’énu-inération des espèces qui croissent dans les di-verses contrées : mais, outre ces classifications, ilfaudra toujours nous efforcer de bien saisir lesrapports naturels des plantes, et de les grouperde manière à éviter ces interruptions si fréquentesdans les méthodes entre des genres d’ailleurs très-voisins.
Je n’ai presque encore rien dit des livres quitraitent des éléments de la science : ils sont dedeux sortés ; les uns se bornent à faire connaîtretoutes les parties qui constituent les végétaux, laforme, la position et le caractère de chacune deces parties considérées dans leurs différentes mo-difications , à y appliquer les expressions qui lesdésignent. C’est le dictionnaire des termes techni-