DE LA BOTANIQUE. 8l
ques de la science avec leurs définitions : leurperfection consiste dans l’exposition claire, exacteet concise de chaque terme, de manière à ce queleur application bien déterminée, ne soit jamaisdouteuse. Leur emploi, dès qu’il est généralementadmis, ne permet pas de les remplacer par aucunéquivalent. Cependant, de prétendus réforma-teurs se sont montres, depuis quelque temps, avecla haute prétention de changer , sous différentsprétextes, la nomenclature établie par les maîtresde l’art : ils jettent un bouleversement dans lesmots qui met presque dans la nécessité de formerautant de dictionnaires particuliers qu’il y a deréformateurs. Je ne reviendrai pas sur ce que j’enai dit dans le chapitre précédent; mais je ne ces-serai de répéter qüe tous ceux qui aiment lascience doivent s’élever avec force contre un abusqui peut lui porter les coups les plus funestes. Acette nomenclature on ajoute ordinairement toutce qui appartient à la disposition des plantes engenres, en ordre, en classes avec l’explication desprincipales méthodes, et les principes d’âprès les-quels toutes ces divisions doivent être établies.
Les esprits faux, ou des êtres qui veulent, pourse distinguer, s’élever au-dessus de toutes les rè-gles , ont amèrement critiqué celles établies parLinné , les regardant comme purement arbitrai-res . ils ont cru, en conséquence, qu’elles pou-vaient être changées à volonté. J’ai fait voir, dansle discours précédent, quels funestes effets en