DES ALGUES.
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L’observation sévère de la nature ne nous per-met plus de voir les nayades présider aux fon-taines ; il nous faut renoncer à ces brillantes fic-tions , qui servaient de voile à la vérité. Maisaujourd’hui celle-ci , dépouillée de son voile, semontre à nous entouree de ces merveilles quiconduisent les végétaux de 1 organisation la plussimple à la plus composée : long-temps l’igno-rance a dédaigné ces plantes, dépourvues defleurs et des autres agréments des végétaux ter-restres. Il n’en est pas ainsi depuis que , parsuite de nos recherches, nous sommes parvenusà reconnaître les fonctions importantes de cesplantes, nées au milieu des eaux.
En effet, l’observation nous a appris que l’eau
représentaient la puissance, et auxquels ils donnaient des attributs rela-tifs aux objets dont ils étaient le symbole. C’est ainsi que , pour peindrele bel empire de Flore, ils l’avaient peuplé de déités vives , enjouées etlégères, douées des formes les plus gracieuses, jouissant d’une jeunesseinaltérable , animées de tous les agréments qui se trouvent dans les plusbelles fleurs, et célébrant, au milieu des jeux et des danses, les grands •m ystères de la nature : ainsi l’aurore vermeille, couronnée de roses, ou-vrait au dieu du jour les portes de l’Orient. Quoi de plus brilllant queet sa cour, lorsqu’il s’agit de la reproduction des êtres vivants!
,s que, pour rendre raison de ces grands phénomènes, source deredoutabl ^ Cra * nte ’ on représente le dieu Neptune soulevant, de sontrident, l es vagues mugissantes. Si le tonnerre gronde, s'ilfrappe , renverse A ■ *
’ Qe truit, c’est Jupiter lançant la foudre ; l’Etna est oc-cupe par les forges A vr .
T i b Qe Vulcain: ses flammes sont vomies parles géants.
Le sol ébranlé est soulp ' r ,
, Ve par ces enfants de la terre, accablés parle
povds de ces montagt.es enfl amméeS; etc
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Tout prend un corps
r i une dîne, un espvtt, un visage,
Boileau.