Introduction. 171j’objet de Pambition des divers Souverainsde í’Italie, qui voulurent en embellir leursPalais 6c leurs Maisons de plaisance.
La France éclairée par François I, eutles mêmes désirs 6c put les satisfaire : ce futalors qu’on admira à Fontainebleau cette bel-le Diane chasseresse. On acquit fous LouisXIV, la Vénus d’Arles, la Junon de Smirne ,Sc une infinité d’autres antiques , ornementsde Versailles, qui font revivre de nos joursla réputation des Anciens.
Les François 6c les Italiens, possesseursalors des richefies des Grecs, en firent unmeilleur uíage que les Romains; 6c tandisque Michel-Ange se faisoit admirer dansla nouvelle Rome, Jean Gougeon 6c Ger-main Pillon surprenoient Paris, par desouvrages qui avoient été jusqu’alors étran-gers pour la France: bientôt les célébrésArtistes François en ce genre attirèrent au-tant d’Amateurs 6c de Connoisseurs danscette Capitale, que les Grecs 6e les Romainsen avoient attiré dans Rome. Rien n’est plussurprenant en esset, que la rapidité des pro-grès de nos Sculpteurs depuis cette époque,6cl’on peut dire qu'ils atteignirent le but prestqu’en entrant dans la carrière : aujourd'huinotre école Françoise, attentive à marchersur les traces de ses prédécesseurs 5c de labelle antiquité, décore non-seulement la