IpO HISTOIRE DES PLANTES.
employer ces animaux pour la destruction de cesplantes.
La prêle d’mvER ( equisetum hiemale ), ainsique plusieurs autres, dont les tiges sont nues,rudes et cannelées, étant desséchées , servent auxmenuisiers et aux orfèvres, sous le nom d ’aspréle,pour polir les bois et les métaux. On introduitpour cela dans la cavité de la tige un fil de ferqui la soutient, et on l’applique fortement contreles pièces d’ouvrages à polir. Les doreurs s’enservent aussi pour adoucir le blanc qui sert decouche à l’or : enfin la prèle est admise jusquedans nos cuisines , et employée à écurer les va-ses de cuivre. La prêle d’hiver des bords du Lot passe pour la plus belle et la plus estimée; aussiest-elle un objet de spéculation mercantile pourquelques villages, tel que celui de Villeneuve,qui en approvisionne le commerce de Bordeaux ,au rapport de M. de Saint-Amans. La prèle desbois, dit M. Bosc, est assez élégante pour mériterd’être placée dans les massifs des jardins paysa-gers , et ses tiges assez abondantes dans certainsbois humides, pour valoir la peine d’être coupéeset jetées sur le fumier, dont elles augmenteraientla masse.
Il est à remarquer que les prèles, convertiesen cendres , donnent une certaine quantité de si'lice, qu’on aperçoit même quelquefois en pointscristallins sur les stries rudes des articulations ,tandis que les fougères donnent de la potasse p :Ula même opération.