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Tome I.
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DES FOUGÈRES. ücjÇ)

de chaleur que le soleil verse sur les autres piau-les , elles n’en ont ni l’éclat ni le parfum. Ce n’estpas dans le sombre asile des bois que les plantesétalent ces brillantes corolles que 1 astre du jourdoit éclairer de ses rayons. La nature, j’en aidéjà fait l’observation, a donné aux plantes uncaractère de beauté relatif aux lieux qu’elles ha-bitent. Si les fougères occupaient dans ces belleset vastes prairies la place des fleurs qui les embel-lissent , elles ne nous inspireraient que le senti-ment d’une triste monotonie ; mais allons les vi-siter dans la retraite des forêts, elles ajouterontà ce sentiment de grandeur et de majesté qu’ex-citent en nous le silence et l’obscurité, dont lesfleurs de nos parterres détruiraient l’harmonie.

Quoique privées de corolle les fougères ne sontdonc pas pour cela dépourvues d’agréments : ou-tre ceux de localité, elles contribuent aux décora-tions variées de la scène champêtre, soit qu’ellesmasquent par leurs grandes feuilles empennéesla nudité d’un terrain pierreux, soit que, s’éle-vant en dessus d’un lit de mousse, elles forment,par leur vert foncé, un contraste agréable avecle vert jaunâtre et velouté de ces mêmes mous-ses. Quelle élégante variété dans les fines décou-pures de leurs folioles! Quelle belle symétrie dansces paquets ou ces petits globules" arrondis etsaillants, places a leur levers sur un ou plusieurs-rangs réguliers, quelquefois épars et confluents;dans d ati très, ce sont de simples points ondes U~