4<>0 IlISfOUUi DES PE A JS TES.
en es droites, ciselées ou ondulées, dont la couleurrembrunie se détache du vert sombre des feuilles.
Ces lignes, ces glouules ou ces points, sontcomposés d’un grand nombre de petites capsu-les, semblables à des grains de poussière qui ren-ferment des séminules à peine perceptibles, quele moindre souffle peut transporter à de très-gran-des distances, et faciliter au loin la propagationdes fougères,' partout où se trouve un terrain pro-pre à leur végétation. Dès qu’elles en ont pris pos-session, elles ne le quittent que lorsqu’il est atta-qué par le soc de la charrue, ou que les forêtssont renversées : en attendant, elles ne cessent debonifier le sol par leurs débris annuels, et d’em-bellir par leur présence la sombre retraite desbois. Le changement dans les localités qu’on veutconvertir en des emplois agricoles, les rend im-portunes par la difficulté de les extirper , et jus-tifient les plaintes des deux plus célébrés poètesdu beau siècle d’Auguste. Yirgile cite les lieux oucroissent les fougères, quand d’autres circonstan-ces s’y réunissent, comme les plus favorablespoutla culture de la vigne :
Et ülicem curvis invisam pascit aratris :
Hic tibi prævalidas olim, mustoqtic AttentesSufiiciet Bacclio vîtes; etc. i
Gf.okg. lib. a.
(i) Si des feux du midi le soleil les éclaire;
S'ils présentent au soc l’importune fougère,Ifs te prodigueront des vins délicieux, etc.
Dür.ir.i.r,