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Tome I.
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DES FOUGÈRES. /joi

ïforace conseille de se délivrer, en les livrantanx flammes, des fougères qui naissent dans lesterres abandonnées.

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° - Hou.

D’autres espèces , d’une moins grande dimen-sion , s’établissent dans les fentes des rochers ,pénètrent entre les crevasses des vieux murs , etne redoutent ni la lumière ni les rayons brûlantsdu soleil : elles semblent venir au secours dutemps pour accélérer la destruction de ces mo-numents que l’homme élève à la surface de laterre, et faire disparaître ces nudités que la na-ture cherche partout à masquer sous les dehorsd’une abondante végétation.

Les fougères, à l’abri de l’action de l’air et desautres agens destructeurs, sont susceptibles d’unetrès-longue conservation. On en retrouve lessquelettes entre les feuillets des schistes ou dansdes couches de houille; et, quoiqu’il soit diffi-cile d’en déterminer les espèces, l’on n’est pasmoins parvenu à reconnaître que la plupart decelles ainsi conservées, appartenaient à des fou-gères d Amérique . Ce fait curieux devient le su-jet d une des plus grandes méditations à laquellepuisse se livrer 1 observateur de la nature. J’aiplusieurs fois visité des couches schisteuses, îlesmines de houille, particulièrement celles de Saint-Chaumont, dans le Lyonnais. J’aurais peine à ex-

Tîotamoue. Tom. I. 16