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Tome premier.
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iSo, INTRODUCTION.lant du coloris , pour l’invention, ni pourl’imagination ; les Vouer, les le Sueur, lesPoullin , les Lebrun , les Mignard , ontfait douter plus d’unefois qui T’emporte deRome, d’Anvers ou de Paris: enfin, les Ar-tistes de nos jours, appuient ^indécision ; &par leurs progrès mu tipliésdans cet Art, ilsfont pencher aujourd’hui la balance en leurfaveur.

En effet, c’est depuis le feizieme siecleque cet Art a acquis une nouvelle maniéréque nos Anciens’ (y) avoient ignorée ; nousavons vu qu’ils peignirent à fresque lp ),en détrempe fa), en mosaïque (£), â í’en-cauílique (c) j mais, comme le prouve M.

( y ) La maniéré de peindre à Phuile est due à Jean deBruge > Peintre Flamand , qui le premier se servit d'huilede noix & de lin pour broyer les couleurs.

({) Peinture <pai se fait sur un enduit de mortier oude Plâtre, encore frais , avec des couleurs détrempéesavec de Peau.

( a ) Qui se fait avec des couleurs détrempées avec del’eau , de la colle ou de la gomme.

b ) Ouvrage composé de plusieurs pieces de rapportde diverses couleurs, mastiquées fur un fond de stuc,& qui imite parfaitement les tableaux des plus grandsMaîtres.

( c ) Pline attribue à Aristide le sectet de peindre avecla cire ; il en rapporte la maniéré . liv. y, chap. 11. Cetteso.te de peinture dont on peignoit les navires, étoit,dit-ii , solide , & si fortement imprimée, q «Pelle résistoità Pardeur du soleil, ík à Phumidité : Qux piêlura in navi-bus nec file , nec file ventifque cortumpitur. Ce secret a été