y8 HISTOIRE DES PLANTES,
de pâture aux bestiaux ; d’autres sont, dans quel-ques contrées, recherchées comme alimentaires.On a donné le nom de pied d’oiseau (ornithopus)à quelques espèces, à cause de la forme et de ladisposition de leurs gousses, qui semblent re-présenter les doigts d’un oiseau. Parmi les lotusdes anciens, je n’en connais aucun qui puisse ap-partenir aux nôtres.
Le lotier siliqueux ( lotus siliquosus , Linn.)se distingue par ses fleurs assez grandes, solitaires,axillaires, d’un jaune pâle, portées sur de longspédoncules. Les tiges sont herbacées, presquesimples, un peu velues ; les folioles ovales, rétré-cies en coin à leur base, molles, entières, d’unvert-glauque; les gousses sont longues, étroites,tétragones, un peu membraneuses sur leurs an-gles (i). Cette plante croit dans les contrées tem-pérées , aux lieux un peu humides, dans les prés :les bestiaux en sont peu friands. Elle est plusmaigre et plus petite dans toutes ses parties,lorsqu’elle croît dans des sols maigres et secs despays chauds, telle que je l’ai trouvée en Barbarie.Le lotus maritimus, Linn., n’en diffère que parses tiges et ses feuilles plus glabres, et par sonlien natal sur les bords de la mer.
Le LOTIER A QUATRE AILES (lûtUS teiragonolobus,Linn.) est très-remarquable par ses grosses gousses
(i) Lob. , le. a, tab. 4 * , fig. i , J.Batjh. , 2 , pag. 35p , fîg. 2 ; Moris-,S», tab. iM»g-