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Tome VII.
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B R Y O NE. 29?

tainement notre bryone, y réunisse celui de me.-lothron.

L’odeur des baies de la bryone est légèrementnauséabonde, leur saveur fade: on prétend queplusieurs personnes, après s’en être nourris, n’ontéprouvé aucun effet nuisible. Dioscoride nousapprend que, de son temps, les jeunes poussesservaient d’aliment comme les asperges : je neconseillerais à personne d’en faire autant, pas plusque des fruits. Ce sont surtout les racines qui,depuis un très-long temps, jouissent d’une granderéputation. Leur saveur est âcre, amère, très-désagréable : c’est un purgatif violent : on citedes exemples effrayants et nombreux d’empoi-sonnements résultant de ce dangereux remède,que l’on adoucit, dit-on, par l’addition de quel-ques autres substances. Les uns le comparent aujalap par ses vertus purgatives, d’autres à l’ipé-cacuanha, comme émétique, auquel ils préten-dent le substituer : mais, dans tous les cas, cen en est pas moins un médicament dangereux etinutile, cette racine étant, dans l’état frais, uncaustique très-puissant, et que desséchée, elleperd toute son énergie. On l’a comparée, avecplus de raison, au manioc pour son utilité commealimentaire, puisque purgée de tout son suc pardes lavages réitérés, on en retire la même féculeque de la pomme de terre, beaucoup plus abon-dante à raison de sa grosseur. En Allemagne eten Suède , les paysans creusent les racines de