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fense contre ceux qui viennent pour Jes fouleraux pieds, ce à quoi ils sont d’autant plus exposés,que leurs tiges sont rampantes, étalées à terre detous côtés, longues de plusieurs pieds, quellesne peuvent se relever, étant privées de vrilles.
La racine est fort grosse, charnue, blan-châtre; les feuilles grandes, alternes, en cœur,obtuses et ondulées, chargées, ainsi que toutesles autres parties de la plante, d’aspérités rudes etpiquantes ; les pétioles épais et longs. Les fleurssont monoïques, axillaires, pédonculées, d’unegrandeur très-médiocre ; les fleurs mâles disposéesen petites grappes étalées, munies d’un calice àcinq découpures; unecorolleouverte, d’un jauné-pâle, veinée, réticulée, à cinq divisions, soudéeavec le calice; trois étamines, dont deux soudéespar leurs filaments ; les anthères réunies ; dans lesfemelles, un ovaire inférieur; un style surmontétr °is stigmates bifides, souvent un rudimentd étammes stériles. Le fruit est une baie oblongue,au moins de la grosseur d’une olive, inclinée à1 extrémité du pédoncule, à trois loges, à uneseule par avortement, remplies d’un grand nombrede semences qui s’échappent avec élasticité. Cetteplante croît aux lieux stériles et pierreux descontrées méridionales : elle s’avance jusque dansla Barbarie (i).
(i)Fucas, ?o 5 ; Trag. , 83 a; Matth. , 849, fig. 1; Camer. ,946;Lob., 646, fig. 1 ; Don., 38 a, fig. 1, et 663 , Eg. 2 ; Daléch., 1672,
fig. 1; Tarer»., 4 ® 1 » fig' J- Eaoh. , 2, pag, 249, Eg. I > Coro.,eSi , verso, fig. 1 ; Moins., § 1, tab. 6, fig. 8.