Band 
Tome VII.
Seite
297
JPEG-Download
 

momordique. 297

grande partie de leur jus, la seule qui soit em-ployée ; celui qui reste, mêlé dans le parenchyme,n étant pas a beaucoup près aussi bon. Les Grecss’en sont servis fréquemment pour procurer desévacuations, comme émétique et purgatif. Cemoyen de guérison a paru si violent et si dange-reux , que les modernes y ont renoncé. On en afait a-peu-près de même de la racine, d’une amer-tume insupportable et nauséabonde. Quelquesmédecins de nos jours ont cependant essayé del’employer avec des modifications, et par unesuite d’essais, toujours exécutés aux dépens desmalades. Au reste, le suc de cette plante est sicorrosif, qu’il enflamme la peau des doigts, et ques’il en saute dans l’œil, il y cause des douleurstrès-vives, un gonflement érysipélateux aux pau-pières : il faut les laver promptement avec del’eau pure.

Depuis long-temps on cultive dans les jardins,sous le nom de pomme de merveille, une belleplante des Indes orientales, la momordique bal-samine ( momordica balsamina, Linn.), à tigelongue, grimpante, très-rameuse, dont le feuillageluisant lorine une verdure agréable et riante, re-levée par des fruits tuberculeux, de la grosseuret de la forme d’un œuf de pigeon, d’une bellecouleur écarlate ou orangée. Elle produit un très-bel effet lorsqu’elle garnit les murs exposés ausoleil, quelle s’y attache par ses vrilles, qu’elle ybrille par l’éclat de ses fruits. Ses feuilles sont or-