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que par ses vertus médicales. Les citrouillesse mangent comme les potirons, cuites et fri-cassées, ou en soupe au lait: il est nécessaire demettre en coulis toutes celles dont la chair estun peu grossière. On a vu autrefois, à Paris , unboulanger renommé pour ses petits pains molletsà la citrouille. Elle fournit un aliment doux,aqueux, rafraîchissant : elle convient aux jeunesgens, aux tempéraments sanguins et bilieux; onlui reproche d’être un peu flatulente, et sous cerapport, peu favorable aux estomacs faibles. Onla prépare avec le lait, le beurre, le sucre, la fé-cule ; on en fait des beignets et un grand nombrede mets agréables et délicats. Coupée par mor-ceaux et desséchée au four, on s’en sert dansquelques cuisines pour donner au bouillon sacouleur brun-doré que quelques personnes re-cherchent. Dans les pays où elle est très-communeon l’emploie avec avantage pour engraisser lescochons : elle n’est pas moins agréable aux vacheset à plusieurs autres animaux domestiques. Sessemences entrent dans les émulsions. On en pré-pare aussi des pâtes propres pour amollir, pouradoucir la peau, et enlever les taches cutanées;l’huile douce qu’on en retire est également placéeparmi les cosmétiques.
La courge pastisson {cuciu'bitct melopepo, Linn. ;cucurbila poljmorpha melopepo, Duch.), nomméevulgairement selon ses variétés, bonnet de prêtre,bonnet dlélecteur , couronne impériale, arboufle