d’Arèhitecture. 345faire encore entre-mêlées de vases , de guirlandes& de fleurs : tout cela se peut fans doute ; cepen-dant il faut craindre que trop de parties réuniesensemble , n’apportent de la confusion ; trop d’or-nements , produisent rarement un chef d’œuvre ;trop d’ornements enfin , loin d’embellir TArchi-tecture, Taccablent, la décomposent & la défi-gurent au point d’en détruire les masses , qui feu*les peuvent constituer fa véritable beauté.
Des Cariatides.
Nous avons déja parlé des cariatides dans Toriginedes Ordres , & nous avons désapprouvé Tissagequ’en ont fait la plupart de nos Architectes fran-çois : en effet cette eípece de production , sembla-ble à la plupart de celles que la Sculpture a intro-duites dans nos bâtiments fans nécessité , n’a demérite que Timitation des ouvrages des Grecs,qui, mieux fondés que nous, avoient droit d’em-ployer les cariatides dans la décoration de leursédifices , en faveur des victoires qu’ils avoientremportées fur les Cariens & les Perses ; encorefaut-il convenir que cette nouvelle introduction,dans leur Architecture , est peut - être ce qui leura fait le moins d’honneur chez les Nations civi-lisées ; cette marque honteuse , attribuée à Thu-manité , étant fort au-dessous de la gloire immor-telle que ces Peuples avoient (Tailleurs acquise. Sice que nous avançons n’est pas fans fondement,de quel œuil devons nous regarder aujourd’hui,Tapplication des cariatides dans nos édifices ,auíîi-bien que ces compositions idéales que nousreprésentent les termes, les figures en gaines, &