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la variété des sujets appelés tour-à-tour dans ladécoration, pour désigner les Arts , les Saisons oules Eléments. Au reste, il ne faut jamais abuserde ces sortes d’ornements, ni dans la décorationdes Fêtes Publiques, ni dans celle de nos bâti-ments : la richesse qu’ils procurent nécessairementà l'ordonnance , demande qu’on ne 1 les introduiseque lorsque les ordres délicats président, & queloríque les matières réelles ou feintes y font ouparoissent précieuses ; en un mot, lorsque lemonument par sa dignité semble avoir dû rece-voir, par nécessité , tout l’éclat qui peut embellirl’Architecture.
Des Culs-de-Lampes.
On appelle cul - de - lampe, une espece d’encor-bellemenc en pierre, en marbre, en bronze ouen bois , portée en saillie au-delà d u nud du mur,8c destiné à soutenir une figure , un vase , uneurne, une girandole , &c. On appelle encore culs-de-lampe , les pendentifs où se réunissent les diffé-rentes nervures des voûtes gothiques, ainsi qu’ils’en remarque à la Sainte-Chapelle, à la Grand’-Chambre du Palais à Paris & ailleurs. Ancienne-ment on en faisait aussi un assez fréquent usage,pour soutenir la retombée des voûtes qui foute-noient en 1 air les rampes des escaliers; & alors cesculs-de-lampes étoient enrichis de membres d’Ar-chiteêìure , & d’ornements de Sculpture ; mais l’on aréformé, depuis quelques années, cette forte d’en-richissement, aussi peu agréable à l’œuil, qu’inutileà la solidité. On auroit dû étendre la réforme jus-qu’aux culs-de-lampes proprement dits ; ce genred’ornernents paroît postiche , dans la décoration