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que l'Ordonnateur a prévu dans toute son ordon-nance, le style & le caractère dont il devoit fairechoix, pour exprimer en particulier dans l’embel-lissement de nos Temples , de la décence ; dans lesPalais des Rois, de la magnificence ; dans les édi-fices publics, de la grandeur ; dans les monumentsélevés à la gloire des grands, de la íomptuostté ;dans les promenades, de l’élégance ; dans les bâ-timents érigés pour la sûreté, de la solidité ; dansceux élevés pour l’agrément, de la légéreté ; dansla demeure des riches particuliers, de la beauté ;dans les maisons à loyer, de la commodité ; dansles dedans des appartements , de la variété. Cer-tainement une-Architecture convenable, telle quenous l’entendons , doit avoir pour objet de pein-dre aux yeux des étrangers , ou la dignité, oula valeur , ou l’opulence , ou l’économie. Qu’ony prenne garde, c’est vouloir s'en tenir à la rou-tine ; c est vouloir méconnoître la poésie de l’Art,que de négliger ce coloris de l'Architecture : unédifice doit, au premier regard, s’annoncer pour cequ’il est. La Porte Saint-Denis, par exemple,
choix des ornements. Par exemple , c'est manquer à labienséance , que de faire usage d'attributs prophanes dansles monuments sacrés , d'ornemcnts arbitraires dans lesédifices publics ; de faire parade d un ordre rustique dansles Palais des Rois , où le composite seroit plus convena-ble ; d'employer une multitude de membres d'Architucture,où la simplicité doit avoir le pas; de faire usage des matièresfactices, où les matières premières doivent être préférées,ou parce quelles occasionnent plus décélération, ou pateequelles apportent plus d'économie dans l'entreprife. On ne peutl’ignorer , la bienséance mene au vrai, parce quelle pré-serve nécessairement l'Artiste de tout écart ; qu’cílc lui indi-que la véritable place du sublime, du grand, du simple ,de Tëlégant; perfection qui seule peut le conduire à l excel-lence de l'Art.