D’ARC H ITEC TU RE. 391Tare de triomphe du Trône , l'intérieur de laSorbonne & du Val-de-Grâce, l’ancien Château deSaint-Germain-en-Laye, celui de Clagny, celui deMaisons , l’Orangerie de Versailles , les Ecuriesdu même Palais, s’annoncent pour ce qu’ils font ;ils présentent chacun séparément cet esprit de con-venance que nous recommandons , & assurent ànos Architectes François, cette réputation accor-dée à fi juste titre , à ceux de la Grece & del’ancienne Rome, qui font parvenus à se faireadmirer & imiter , parce que leurs productionsétoient vraies ; distinction particulière quil ne fautpas confondre, & dont nous allons parler pourenseigner l’art de demêler les expressions & lescaractères répandus dans les divers édifices^anti-ques & modernes.
Du Jlyle vrai m Architecture.
On dit métaphoriquement, Cette Architectureest vraie , lorsqu on veut désigner celle qui con-serve dans toutes ses parties le style qui lui estpropre, fans aucune efpece de mélange ; celle quiprésente un caractère décidé , qui met chaquemembre à sa place , qui n’appelle que les orne-ments qui lui font nécessaires pour l’embellir ;celle où l'on évite une variété déplacée quitient du contraste, & où la íìmétrie & la régu-larité font préférées ; enfin une Architecture vraieest celle qui plaît aux yeux, par l’idée qu’on s’estformée du genre de Fédifìce, & qui ne tenantni du préjugé national ni de l’opinion parti-culière de l’Artiste , paroît puisée dans le fondpropre de l’Art, & qui par cette raison ne per-met à FArchitçcte, ni la prodigalité dans les orne-
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