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Tome premier.
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4Ói Cours

réfléchir sur ce quondoit imiter. On a tout tenté;il ne sagit plus que de chercher à approprier ànos besoins, tout ce que nos prédécesseurs ontproduit destimable. II ne nous reste enfin quàfaire marcher à côté des préceptes, les lois quele goût impose , & à saisir la nature dans ses diffé-rents aspects, pour lapproprier à lArchitecture ,& par ce moyen parvenir à lexcellence de lArt.

Le goût dont nous parlons, exige que danstoute espece de décoration, relative à lArchi-tecture, celle - ci tienne le premier rang , &donne le ton à toutes les productions des Artsqu elle sassocie. Certainement ce nest pas la quan-tité des ornements qui augmente la beauté desédifices, ce font feulement ceux qui, puisés dans lanature, offrent des beautés réelles. Tout ce quisiest fait que pour lagrément , a droit de pa-roître médiocre , dès quil est déplacé : le goûtest mécontent lorl'quon lui laisse à desirer. Usonsdonc des ornements avec sobriété, & souve-nons-nous que cest sart de les appliquer, quifait tout leur mérite ; quil en est de lArchite-cture comme de la Poésie ; que tout ornementqui n est quornement, est de trop ; quils ne doi-vent jamais paroître postiches, ni déplacés dans unédifice, mais amenés dans la composition de len-semble pour embellir l'Architecture , & non pourlaccabler, sensevelir ou la défigurer ; quil fautque les ornements , pour être approuvés portentlempreinte de la nécessité ; quil en est des orne-ments des Meissonniers , comme des ornementsGothiques ; quils fatiguent les yeux par leur con-fusion , & que lœuil ne pouvant se fixer sur aucun,ils déplaisent par lendroit même quon avoit choisipour les tendre agréable; quenfin lArchitecture,