ixvj Observations
d’accessoire à l’ordonnance : auífi , lors-qu’on a la mal-adreíTe de les faire voirde front, 8c d’en former la partie capitalede fa décoration, elles perdent beaucoupde leur prix.
II en est à peu-près de même depresque tous ceux qui juíqu’à présent fefont mêlés de nous donner la descriptionde nos édifices: il nous présentent en facece qu’ils ont cru remarquer' de plus admi-rable , &c de profil, les médiocrités qu’ils yont observées, fans songer que ce sont cesdernieres qui peuvent servir d’autorité àceux qui, fans en être avertis, ne manque-roient pas de les imiter de préférence auxbeautés de l’Art qu’ils ignorent encore. Nousne devons donc pas nous faire un scrupulede relever les défauts qu’on remarque dansplus d’un de nos édifices j nous nc croyonspas même que les Architectes qui les ontproduits puissent s'en offenser, puisqu’onne cite guère céux qui n’ont aucune célébrité.
§. XII.
II faut connoître les préceptes de sonArt, pour lavoir eviter la confusion dansl’ordonnance de fa décoration. U est en-core eíiènciel que la réflexion modéré l’ar-deur d’une imagination trop enflammée*