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Tome troisième.
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i6 Cours

les abus, au contraire , ne peuvent jamais ed J

gendrer que des médiocrités.

II ne faut pourtant pas se le dissimuler : quel-qu habile que soit un Architecte , il ne doit regarderles licences que comme devant être employées avecbeaucoup de ménagement ; & comme telles on nependes autoriser que lorlquelles le trouvent placéesdans les parties accessoires de ledifice, à desseinden faire sortir les beautés avec plus d éclat, foutescelles au contraire qui, dans une façade , ne pa-roissent être amenées , ni par lefprit de conve-nance , ni pour caractériser lédifice, doivent non-seulement être rangées dans la classe des abus ,mais être regardées comme des fautes impardon-nables; il faut porter le même jugement de toutescelles qui déterminent l'Architecte , fans aucunenécessité apparente, à supprimer dans fa composi-tion certains membres dArchitecture & de Scul-pture , ou à en introduire dautres qui la défi-gurent, parce quils lui ôtent fa véritable expres-sion.

On range encore au nombre des licences, tousles contrastes outrés dans les formes , toutes lesdisparités choquantes dans les ouvertures; en unmot, tous les porte-à-faux occasionnés par uneinadvertence que les préceptes désavouent, & quele goût condamne absolument. II est vrai quassezsouvent la plupart des licences, dont nous traitons ici, prennent leur source dans l'entêtementdes propriétaires , qui, voulant construire desédifices dune certaine importance, exigent delArchitecte, par une économie mal entendue,une retenue qui nuit à la perfection de les œu-vres; ou , ce qui est pire encore , par une pro-digalité plus mal entendue, lobligent de surcharger

, dornements