d’Architecturs. 17
d’ornements fastueux des bâtiments dont la desti-nation exigeroit la plus grande simplicité. A lavérité l’Architecte , en renonçant à Fentrepril'e ,pourroit ne pas le rendre complice de ces incon-séquences ; mais ce courage n’apparticnt guèrequ’aux hommes qui sentent le prix d’une certainecélébrité ; le jeune Artiste , trop entreprenant ,veut produire : jaloux de faire connoître au publicses talents, il en cherche Foccasion avec empresse-ment ; il se persuade que ce n’est que par l’exer-cice d’une pratique anticipée , qu’il peut íc répan-dre dans le grand monde ; il ne s’apperçoit pas ,qu’en suivant une marche trop rapide , il seraforcé un jour , lorsqu’il aura atteint un certaindegré de supériorité, de condamner lui-mêmeses œuvres, pour n’avoir pas senti d’assez bonneheure, la nécessité dê continuer une étude qui Fa ti-roir amené à s’annoncer avec plus de succès.
Revenons aux licences, & contenons qu’il enest d’indispensables. Par exemple , pour satisfaireaux lois de la solidité , il arrive presque toujoursque la largeur des encoignures , dans les dedansdes bâtiments, se trouve en contradiction avecFélégance qui doit régner dans ses dehors : quela force qu’on doit raísembler dans les anglessaillants & rentrants d’un avant-corps , aussi-bienque dans les parties intermédiaires, nuit aux rap-ports que la largeur de cet avant-corps doit avoiravec fa hauteur : que la largeur des écoinçons &la saillie des retours des pavillons, prescrite parla solidité , occasionne souvent la pénétration deplusieurs membres d’Architecture, ou au moins uneapproximation, fans doute moins vicieuíè que lapénétration, mais qui n’en déplaît pas moins auxyeux intelligents, íur-tout lorsqu’il s’agit de For-Tome III. B