d’Architecture, 19
Combien encore de difficultés ne rencontre pasl'Architecte dans un bâtiment double , loríqu’ils’agit d’olsserver d’autres enfilades dans les piecesprincipales , entre les croisées du côté de lacour, & celles du côté des jardins ? régularitéintéressante fans doute , mais qui jère une mono-tonie souvent nuisible dans les façades extérieuresd’un principal corps de logis : de maniéré que pouréviter cet inconvénient, on est souvent obligéd’altérer les angles saillants des avant - corps, oules dosserets des arriere-corps ; enfin les trumeauxintermédiaires , &c. N’en doutons point, c’est àces difficultés souvent insurmontables , qu’on doitrapporter l’usage qui s’est introduit chez nous ,d’employer des pilastres doublés , des pilastrespliés , des pilastres qui se pénétrent , ou danscTautres pilastres , ou dans des colonnes ; enfinles colonnes engagées , les colonnes jumelles,la disparité des pieds - droits , des alertes , deschambranles, ou avec le diamètre de Tordre , ouavec celui des ouvertures : en un mot, une infi-nité d’autres licences , toujours prises aux dépensde l’accord général, qui nécessairement doit régnerdans l’ordonnance extérieure d’un édifice.
Pour parler ici de la décoratipn qui constituel’ordonnance extérieure des Palais des Rois , qui,comme tels , doivent annoncer la plus grandemagnificence : fans doute elle doit avoir la pré-férence fur la commodité des dedans ; mais dumoins convient-il que ces beautés répandues dansles dehors ne privent pas Tintérieur des appar-tements de la proportion & de la symétrie quedoivenf avoir les différentes pieces , soit considé-rées en particulier, soit considérées dans la rela-tion quelles doivent avoir les unes avec les autres,
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