n Cours
Un avant-corps qui se trouve avoir trop ontrop peu de largeur , relativement à sa hauteur& au caractère de l’édifice , est une licence sou-vent permise , lorsqu’on s’y trouve forcé par larelation que les dehors doivent avoir avec lesdedans : mais c’est un abus , lorsque le spectateurs’apperçoit que l’Architccte auroit pu , ou le divi-ser , ou le supprimer, non - seulement pour dé-truire ce défaut, mais pour procurer plus de reposà la décoration.
Un attique qui ordinairement n’annonce qu’unétage subalterne, mais qui placé à propos & enretraite, couronne heureusement savant-corpsd’un édifice important, en le faisant pyramider,est une licence permise en bien des occasions : aucontraire, lorsque sans nécessité on le fait conti-nuer fur toute Térendue d’un bâtiment & à plombdu mur de face , ou que plus inconsidérémentencore , on le place entre deux ordres, c’est unabus insupportable.
Un entrecolonnemenr dont la largeur, pourdes raisons qui regardent la solidité , ne peutconserver le rapport qu’il devroit avoir avec Tex-pression de Tordre, est un licence : mais on doitregarder comme un véritable abus , celui qui,contre toutes lès réglés de l’Art , conserve uneproportion Toscane dans une ordonnance oùpréside Tordre soit Corinthien , soit Composite.
Un ordre d’Architecture, dune proportion co-lossale, appliqué à la décoration d’une maison par-ticulière, doit être regardé comme une licence, &par la richesse indiscrète qu’il procure au bâtiment,& par rapport à sa proportion gigantesque quidétruit l’idée de relation qu’on doit observer entreles dehors & les dedans de Tédifice ; mais lorsqu’à