d’Architecture. rzcette inconséquence on l’aíTocie dans une mêmeordonnance , avec une autre ordre d’un moindrediamètre & d’un genre différent, c’est un abus.
Dans la restauration d’un bâtiment, risquer quel-quelques membres d’Architecture , ou hasarderdes formes qu’on sent bien ne tenir pas aux pré-ceptes de l’Art, mais qui s’annoncent visiblementpar des raisons d’économie , de solidité ou de com-modité , c’est une licence : affecter au contraireune disproportion choquante entre les nouvellesadditions & l’ancienne ordonnance de l’édifìce, yintroduire un beaucoup plus grand ordre, & tropd’ornements de Sculpture , dans la feule intentionde donner à fa restauration un degré de supério-rité sur l’ouvrage précédent, c’est un abus.
Employer dans la façade d’un bâtiment parti-culier des consoles en encorbellement pour porterun balcon , à dessein de ménager la voie publique;économiser la matière ou la main-d’œuvre, c’est unelicence : mais sous le vain prétexte de procurerun certain degré de richesse à fa décoration , imagi-ner de faire ces supports de formes contrastées,& les accabler d’une trop grande quantité deSculpture, c’est fans contredit un abus.
Un soubassement enfin , pratiqué dans un édi-fice , ou un bel étage à rez-de-chaussée , auroitdû être préféré ; c’est fans doute une licence :mais lorsque dans ce soubassement, par une inad-vertence révoltante, on introduit un ordre , tandisqu’au-dessus on éleve un bel étage fans aucunordre d’Architecture, c’est un abus impardonnable.
Après avoir parlé d’une maniéré générale deslicences & des abus de l’Art, traitons à présenten particulier , des licences qu’entraîne souventaprès soi, l’application des pilastres & des colon-
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