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colonne. DanS le premier cas, l’architrave portede deux minutes en retraite lu r le pilastre ; &dans le second, il porte-àsaux de deux minutesfur la colonne , ce qui est également contraire& à la solidité & au goût de í’Art : c’est pourcela que souvent on prend le parti de faire porterl’architrave à faux , seulement d’une minute sur lacolonne , & de mettre l’autre minute en retraitesur le Pilastre, ainsi que l’exprime la ligne pon-ctuée a , qui indique les trois maniérés dont nousparlons. La derniere nous semble la plus tolé-ra ble , & nous paroît mériter la préférence fur lafigure M ; car quoique celle-ci fauve la plus grandepartie de ces inconvénients, elle offre néanmoinsun pilastre dont la largeur réduite au diamètredu fût supérieur de la colonne, met une disparitédans le diamètre de Tordre , & un ressaut vers fabase , qui nous paroît produire un mauvais effet,à en juger par celle qui se remarque au portailde Saint-Roch.
La figure N présente deux colonnes jumelles ,nommées ainsi, parce quelles le pénétrent Tunel’autre , chacune d’un quart de diamètre : genred’abus qu’il ne faut jamais se permettre, malgrélautorité de celles de la cour du Vieux-Louvre,& celles qu’on remarque dans les deux avant-corps de la Place de Louis le Grand.
La figure O fait voir une colonne ovale, en-gagée dans un pilastre : autre espèce d’abus qu’ilne faut jamais imiter , malgré celles du Portail deTEglif e de La Merci ; cette colonne, vue de face,ou fur fa partie latérale présentant deux diamètresdisparates entr’eux, dont le premier offre les pro-portions antiques , & le second les procédés dontles Goths ont usé dans leurs édifices. Peut-être