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qu’il se voir aujourd’hui par Le Veau, qui y aajouté un troisième ordre & un attique , surmontéd’un dôme qiiadrangulaire par son plan. Nousrenvoyons au quatrième volume de l’ArchitectureFrançoise, pour y remarquer ce qu’étoit la déco-ration de cet avant-corps & de toutes les façadesde ce Palais , du temps de Philîbert Delorme,qui lavoir bâti fous Catherine de Médicis, & ceque cette façade & cet avant-corps font devenusfous Louis XIV, par les foins de Le Veau & ded’Orbay son Eleve : nous n’avons pas cru néces-saire ici. de rapporter le premier dessin de Phili-bert Delorme; il est beaucoup inférieur à celuique nous offrons dans cette planche , & cettepremiere production l'e ressent du caractère degothicité clont on n’étoit pas encore revenu fousCatherine de Médicis, malgré le chef-d’œuvredu Vieux-Louvre de Pierre Lefcot, que nous avonscité au commencement de ce Chapitre. Cet avant-corps a donc changé de style, en passant par lesmains de Le Veau : ce qui le rend un ouvragecl’Architecture cligne du siécle de Louis le Grand.
Néanmoins en rendant justice à la maniéré sa-vante & ingénieuse que cet habile Architecte aemployée à la restauration de ce Palais , on nefauroit guère approuver le caractère gigantesquequ’il a choisi pour former les additions qu’il a étéchargé d’y faire; puisque le grand ordre Com-posite qu’il a choisi ne sert qu’à faire paroître d’untrop petit module ceux de l’avant-corps dontnous parlons, & ceux des ailes qui raccompagnent:d’où l’on pourroit dire , qu’il a, en quelque forte,anéanti son propre ouvrage ; puisque forcé desuivre dans la majeure partie de cette façade,le petit diamètre des ordres originairement ern»