84 Cours
contradiction qui se rencontre ici entre Texpression& le rapport de cet étage : contradiction quidéfigure , pour ainli dire , cette ordonnance ,parce qu’elle fait paroître Tordre chétif, & Téragequi le soutient, trop élevé. La distribution despilastres & le fronton qu’on volt dans cet avant-corps, font dans le même cas que ceiui de THôtelde Soubise , dont nous parlerons bientôt ; c’est-à-dire , que le fronton a trop de baie , & qu’il eûtété mieux que cet ordre ne fût accouplé que dansles extrémités. Les croisées du premier étage fontd’un bon genre ; elles parodient feulement un peupetites , comparées avec la grandeur des arcadesdu rez-de-cnaussée , les ouvertures d’en haut nedevant guère avoir moins que les cinq fixiemesde celles de dessous. Nous trouvons aussi le soclequi soutient Tlonique trop bas , semblable en celaà ceux que nous avons remarqués fous les deuxordres supérieurs de savant-corps du Palais desTuileries , & que nous avons rapportés , plancheIX de ce Chapitre. Ballet, à Timiration des an-ciens , a placé des statues fur le sommet, & versles extrémités de son fronton ; ces statues, unpeu petites, quoiqu’en rapport avec Tordre, nousparaissent néanmoins préférables aux figures affiles,& aux groupes d’enfants qui le remarquent furTavant-corps de THôtel de Soubise. C’est fansdoute la largeur de Tavant-corps, & fur-tout lagrandeur du tympan du fronton qui contribue àrendre en aparence ces statues trop légeres : tantil est vrai que le défaut de raporr, dans une seulepartie de Tédifice , nuit essenciellement à l’ouvrageentier : alors le charme cesse , & la décorationn'offre plus qu’un amas de membres d’Architecture& d’ornements qu’on ne regarde qu’avec indifë-