d’Architecture. iji
soit à la campagne ; ou bien suivant qu’il est que-stion d’un édifice public, d’une maison de plaisanceou d’une habitation particulière ; autrement on ris-que en se permettant tout & en ne réfléchissant àrien, de s’en rapporter à fa feule imagination, de«'éloigner des réglés de sart , pour ne mettre enœuvre que ses écarts : d’où il «'enfuit qu’insensi-blement les productions de nos jours dégénèrenten chimères. Qu’on y réfléchisse, la plupart denos jeunes Architectes crient au génie : plusexpérimentés qu’eux , nous les rappelons auxpréceptes, nous leur permettons les ressources deì’Art ; mais , s’il nous étoit permis , nous leurdéfendrions l'enthousiasme, préférant dans tousles cas une composition simple, peut-être froide,mais régulière, à tout ce que le dérèglement del'efprit peut produire de pittoresque.
Quoi qu’il en soit, détaillons les différentes par-ties qui composent l’ordonnance de cette Porte,en supposant que quelques-uns de nos Eleves setrouvent dans le cas d’élever un frontispice dece genre ; ce que nous ne leur conseillerions q u àregret. Mais comme nous ne pouvons ni ne de-vons espérer que notre avis prévale fur celui duplus grand nombre , dans l’intention de leur faireéviter de plus grands abus, nous leur offrons cetexemple avec le moins d’imperfection qu’il nousest possible, fans néanmoins pouvoir détruire sonair colossal, ni la disparité qui s’y renconte entreles modules & la petitesse de l’ouverture com-parée avec la masse entiere.
Nous avons dit plus d’une fois, que dans l’ordreDorique la largeur des entrecolonnements depen-doit de la distribution régulière das trigliphes & desmétopes répandus dans la frise de sentablement.
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