d’Architecture. j 59jardin d’une maison particulière , clés agrafes d’undessin contrasté ; cette idée fut goíitee jusqu aun certain point, parce quelles étoient contra-stées avec goût. Dans la fuite des Artistes subal-ternes croyant les imiter , en firent la charge ;& par une bilarrerie qui n’a point cfexemple, ilsfinirent par les incliner & les renverser : leurs formesde travers effacèrent entièrement ridée quelles au-roient dû donner de la solidité que le claveau devoirprocurer aux voussoires de l’arcadc où ces chi-mères étoient adoptées. II n’y a pas jusqu auxencorbellements qui soutiennent les balcons denos façades , que ces imitateurs subalternes n'aientosé faire de travers ; & cette manie de leurtemps, gagnoit jusque dans l’intérieur de nosTemples. Tel a été l’efprit de vertige que pendantprès de trente annés les hommes médiocres ontdécoré du beau nom de génie & d’invention ;enforte que ce n’est guère que lorsque l’extra-vagance est portée à ion corniste , qu’on aban-donne une nouveauté pour recourir à une autrenouveauté.
II est vrai que depuis quelques années l’Arta beaucoup gagné ; il est certain qu’aujourd’huinos jeunes Architectes font plus féveres dans lesdehors de leurs façades, & que pour atteindreà la perfection en ce genre , il ne leur manqueque d’ufer d’un peu plus de retenue, & d’assortiravec plus de circonspection les membres d'Ar-chitecture dont font composées les ouvertures denos façades.
Offrons à présent quelques destins de Croisées.Commençons , comme nous avons fait pour lesPortes, par donner quelques exemples anciens ;ensuite nous en donnerons dans le genre mo-derne.