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Tome troisième.
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ijS Cours

mais souvent on les accable d’une richesse indis-crète ; & dans la même façade on en fait d’atirresdune fi grande simplicité, quelles semblent assoi-blir à l’œuil du spectateur , l’idée qu'il devoir feformer du genre de l’edisice ; nos Architectes à lamode appellent cette disparité , ( car incontesta-blement c’en est une ; ) ils rappellent , dií’ons-nous, une variété agréable, & condamnent lasymétrie & la correspondance que les Croiséesdoivent avoir les unes avec les autres, commeune marche monotone qui nannonce que la stérilitéde l’ordonnateur.

Telle est , pour ainsi dire, incertitude à la-quelle fe trouve à présent réduite l’Architecture.Quelques hommes de génie ont cru pouvoir ris-quer cette maniéré d’employer les croisées danscertaines façades où elles faisoient bien, parcequelles contribuoient à désigner un caractère par-ticulier à leur bâtiment ; dès là tous les Copistesont suivi cet exemple , fans égard à la convenance ;& insensiblement ces Copistes ont eu des imita-teurs , doit est résultée chez le plus grand nom-bre la préférence qu’acquiert la mode fur lespréceptes de l’Art.

Un Architecte de goût a introduit , il y aquelques années , des tables renfoncées au-dessusdes croisées d’un édifice public ; il a placé dansces tables des figures en bas-reliefs : cela a réussiparce que cela étoit fait pour réussir ; six moisaprès , Paris en a été rempli, & il n’y a pasjufqu’aux frontispices des spectacles de nos Foires,où l’on n’en remarque, quoicju’elles y soient bienmoins convenablement appliquées.

Autrefois un Sculpteur de mérite croyant n’êtrejamais imité , hasarda sur les Croisées du côté du