170 Cours
maniéré; jamais on ne pénétreroit leurs mystères ;jamais, en un mot, on ne découvriroit les ressour-ces auxquelles les grands Maîtres ont eu recourspour atteindre à la perfection de leurs œuvres.
II ne nous fera pas difficile de persuader à nosanciens Eleves, dont la plupart aujourd’hui fontdevenus des hommes de mérite , qu’il n’est pointde meilleur moyen que celui que nous proposonsà ceux qui nous font actuellement confiés : nosporte - feuilles déposent en faveur du travail infa-tigable des premiers ; car il y a peu d’édificesde réputation qu’ils n’aient levé eux-mêmes fousnos yeux : dépôt précieux, que nous communi-quons à la vérité à leurs Emules, mais dont lescopies ne peuvent amener ces derniers au pointque nous désirons , ne connoissant point d’autrevoie pour suivre sûrement les grands Maîtresqu'on veut imiter jusque dans les plus petits détails.C’est certainement la feule maniéré d’apprendre àfaire usage des ressorts qu’ils ont mis en pratique, ouà éviter, selon les occasions, les fautes qui peuventleur être échappées ; 'autrement, combien ne dégé-néreront pas ces fautes, mises en évidence par dejeunes têtes , sortant à peine des éléments de l’Art ;elles ne pourroient jamais engendrer que des com-positions au-dessous de la médiocrité , telles qu’onen éleve de nos jours au milieu de nos meilleu-res productions anciennes & modernes.
La planche XXXIV offre la Croisée Doriquedu premier étage du même Palais. La plancheXXXV présente le développement des profils decette même Croisée, ainsi que nous l’avons fait pourla précédente. Cette ouverture est à plates-bandes»entourée d’un chambranle dont les pieds-droits tom-