D* ARCHITECTURE. 171
bent jusque sur la corniche du piédestal de Tordrerépandu dans tout le pourtour du bâtiment. Nousremarquerons, il est vrai, qu’ii. y a plusieurs an-nées, on descendit quelques-unes de ces Croisées,jusque sur l’entablement Toscan, à dessein de pro-curer plus de salubrité dans l’intérieur des appar-tements , & particulièrement dans la gallerie,connue au Luxembourg, fous le nom de galle-rie de Rubens, & qu’alors on posa des balconsde fer pour servir d’appui au bas de ces Croisées ;doit il est arrivé que cette augmentation de hau-teur leur a procuré presque deux fois & demie leurlargeur , pendant qu’anciennement .elles avoientquelque chose de moins que deux fois, commeon le remarque dans la planche dont nous parlons.
Nous ne saurions néanmoins approuver ce rap-port , les ouvertures Doriques devant avoir plusde hauteur que les Toscanes, tandis qu’ici ellesont à peine une proportion rustique : d’un autrecôté, cet appui supprimé entièrement, ainsi qu’onle remarque à la gallerie de Rubens, donne à cesCroisées un air d’élégance qui s'accorde mal avecles bossages alternatifs dont Debrosse a fait usagedans le premier étage de ce Palais. D’ailleurs quesignifient ces balcons de fer ? ils font insoutenablesdans toute ordonnance grave, & ne font mêmetolérés aujourd’hui dans cet édifice, que par le .bien que la suppression de l’appui a produit dansl’intérieur du bâtiment. Mais il n’en est pas moinsvrai que ce moyen ne peut raisonnablement êtreimité par-tout ailleurs.
Pourquoi, par exemple , dans le dessein de faireentrer un plus grand volume d’air dans cette galle-rie , au-lieu d’un balcon, n’avoir pas préféré unebalustrade, toujours d’un meilleur style, & qui