d’Architecture. 243qu’on remarque à l’Hôtel de Toulouse ; parcequ’alors. cet ordre, qui ne peut être qu'irrégu-lier, ne fauroit avoir aucune çelation avec ceuxqui se trouvent au-dessus; ce qui rend néces-sairement la décoration imparfaite : au-lieu quefi ce Soubassement inférieur en hauteur à celui dubel étage , se trouve décoré d’une maniéré assor-tie à l’ordonnance; cette variété , dans les détailsd’un bâtiment , sert à les faire valoir les uns parles autres : de maniéré que rinfériorité de ceux-ci, donne de la supériorité à ceux-là , & efface de''ordonnance générale cette monotonie que pré-sentent plusieurs étages établis à-peu-près lotisune hauteur commune.
11 ne faut jamais perdre de vue, que les Sou-bassements font la représentation d’un piédestalcontinu, employé dans les décorations de nosbâtiments , à dessein de faire prééminer le premierétage , & d'cn faire valoir la beauté. Le péristyledu Louvre, les bâtiments de la Place de Louis XV,ceux des Places de Louis le Grand & des Victoiresindiquent ce que nous avançons. 11 est vrai queces Soubassements fe trouvent soutenir des ordresqui embrassent plusieurs étages; mais ils ne fontpas moins la représentation du stilobate ou piédestalde ces grands ordres ; & , comme tels , ils ne peu-vent comporter d’ordre particulier. Citons-en àprésent qui soutiennent des ordres moins colossaux:par exemple , ceux du Château de Blois & del’Hôtel de Carnavalet, par François Mansard ;celui de la Fontaine des Saints - Innocents , parLescot ; celui de la façade de Versailles du côtédes Jardins , & celui du Château de Saint-Cloud,par Hardouin Mansard , qui n’ont qu’un ordrecompris dans un seul étage , & qui font également