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Tome troisième.
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144 Cours

bien , quoique soumis à des hauteurs différentes -ainsi que nous en parlerons bientôt : c’est commecela que nous les approuvons ; autrement lorf-qu’on les place au hasard, qu ils occupent lesétages qui devroient être réguliers , ou que, pourles rendre tolérables , on les revêt de membresconsacrés aux ordres d’Architecture proprementdits , on ne compose qu’une Architecture impar-faite , & l'on s’éloigne du caractère particulier quedoivent oífrir ces étages, ainsi que nous avons euoccasion d’en parler, page 3 de ce volume.

Jamais, du moins nous le croyons ainsi, unSoubassement ne doit être couronné par un atti-que; ces deux étages subalternes ne peuvent ossrirune Architecture intéressante, à en juger par lafaçade du Château d’Eau, élevé en face du PalaisRoyal : ici l’Architecture paroît d’autanr plus dif-forme , qu’un avant corps d’ordre Dorique, placéau milieu & dans toute la hauteur, contribue àrendre encore plus choquante la difformité del’ordonnance.

Indépendamment de la supériorité que procurela proportion racourcie des Soubassements aupremier étage des bâtiments , il est certain qu’ilscontribuent souvent à donner un caractère parti-culier à l’édisice. Par exemple, ils annoncent lepremier étage avec plus de dignité, parce qu’ilsen élèvent le fol au-dessus de celui de la cour oudes jardins ; & en cela ils nous paroissent très-propres a faire partie de l’ordonnance de la déco-ration des Palais de nos Rois, & de l’habitation desGrands Seigneurs. Les étages dont nous parlonscaractérisent encore assez bien les maisons de Plai-sance , sur-tout lorsqu’une vue intéressante déter-mine le propriétaire à distribuer des appartements