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Tome troisième.
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2J2 Cours

hautes, on les tient plus roides, à cause des neigesqui y tombent & séjournent en abondance : aulevant, on leur donne peu d’élévation , mais beau-coup plus de talut : au midi, on les fait très - sur-baissés : chez, nous, où le climat est plus tempéré ,on se contente souvent de faire les côtés des Com-bles égaux à leur base.

Nous remarquerons que nos Architectes Fran-çois ont néanmoins beaucoup varié fur la hau-teur qu’ils ont donnée à leurs couvertures ; quesouvent même ils les ont supprimées tout-à-fait ,& que dans d’autres occasions ils les ont renduessi peu apparentes, qu il semble que leurs bâtimentssoient couverts en terrasse , ce qu’on appelle àParis , bâtir à l’Italienne. Au Château de Maisons,à Blois , à Meudon , au Palais des Tuileries , parexemple , leur hauteur est si grande , & leur poidssi immense, qu’on a été forcé de donner aux mursde face qui les soutiennent, une épaisseur ausiidispendieuse qu’inutile , sans que pour cela cesédifices aient acquis plus de dignité. Précédem-ment le Château de Saint-Germaín-en-Laye , n aété couvert que par des terrasses ; depuis au Châ-teau de Versailles du côté des Jardins, au Châ-teau de Trianon, St récemment au Vieux-Louvre,les faîtages des toitures font si peu élevés , qu’ilsn’ont de hauteur que les deux cinquièmes de leurbase.

Par ces différentes citations, il est aisé de con-cevoir que ce n’est pas la température de lai r ,que nos Architectes ont consultée, puisqu’on re-marque tant de différence dans supplication desCouvertures de nos édifices , tous élevés fous unmême ciel: cette diversité, dans la construction destoits, bien loin de mériter indistinctement nos élo-